| Le plasticien américain Matthew Barney expose ses dessins, ses sculptures, ses photographies, ses installations et présente ses performances dans les galeries et les musées d'art contemporain du monde entier. Vidéaste et cinéaste, il réalise également des œuvres polymorphes comme ces cinq films, tournés de 1994 à 2004, qui constituent le cycle "Cremaster". Une épopée audiovisuelle construite comme un système esthétique complet et indépendant, qui raconte, pratiquement sans dialogues et dans une narration sans réelle logique chronologique, une mythologie contemporaine de la création. Matthew Barney y donne naissance à un univers fantastique, baroque, surréaliste, peuplé de danseuses, de géants, de starlettes, d'elfes, de cow-boys, de satyres, de sportifs, de fées, de gangsters, de rock stars, de monstres imaginaires… Un monde où Johnny Cash, recouvert d'un essaim d'abeilles, chante du heavy metal au téléphone et où, à Budapest, une reine romantique (Ursula Andress) se souvient avec tristesse de son amant, le magicien Houdini… La projection en salle de cette œuvre hors normes est un événement d'autant plus exceptionnel que son auteur interdit toute exploitation télé ou vidéo et n'autorise la circulation en province que d'un unique jeu de copies. |